dimanche, mai 26, 2013

Le Spartan Race - ou comment souffrir en trois étapes faciles

En juillet de l'année dernière, dans la régie de RDI, se tramait de louches tractations.  De l'argent changeait de mains et des individus sombres souriaient bêtement...  à l'idée de presqu'un an plus tard, courir dans une course de mongol qui se nomme le Spartan Race.  Une équipe de fous se nommant les "Mud Eaters".

Qu'est-ce que le Spartan Race?, de me dire un personnage inventé de toute pièce juste pour poser cette question, bavant légèrement sur sa chaussure d'un air penaud.  Hé bien, personnage qui fait mon affaire, le Spartan Race c'est un paquet de course à obstacles qui se promènent un peu partout dans le monde, offrant à des athlètes et des nigauds pas assez en forme dans mon genre, un occasion de se rouler dans la bouette, de souffrir, de haleter et de se dire directement après le départ qu'ils ne vont pas survivre.

Ils offrent plusieurs parcours (le plus petit étant le 5km que nous avons fait hier) où l'idée est de se surpasser et d'avoir mal le lendemain.

Hier, quand on s'est pointés à Morin Heights, Météomédiocre nous indiquait qu'il faisait une température ressentie de 3 degrés celsius et on se gelait les batignoles (et d'autres parties intimes pour ces demoiselles...  est-ce qu'on doit dire "se geler les trompes de fallopes" ?).  Ayant rejoint ma gang de Mud Eaters en compagnie de Duca et Valérie qui allait être là comme spectatrices, soutien moral et infirmières, on trépignait sur place pour tenter de se réchauffer, une chose pas facile lorsqu'on est en shorts.

On fit la file pour s'inscrire, en profitant pour se réchauffer un peu dans le chalet... alors que la tension montait.  Sans joke, pour quiconque n'ayant jamais tenté un défi comme celui-là, c'est intimidant.  Surtout que le Spartan Race se donne un point d'honneur à ne pas dévoiler son parcours avant la course, y allant avec l'effet de surprise et rendant le tout encore plus terrifiant.  Vais-je devoir me rouler dans le feu ?  Avaler des couleuvres ?  Me battre contre un Calmar géant enragé sur un frèle esquif ballottant dans des eaux tumultueuses ?  Ça, on ne le savait pas.

Et le contrat que l'on signe au départ n'aide pas à rendre le tout sympathique.  Il y a une longue liste de morts et de blessures pour lesquelles nous donnons notre accord de ne pas les poursuivre, y compris : noyade, quasi-noyade, écorchures, morsures d'animaux, se faire écraser par un véhicule (y compris un bateau ?), hypothermie etc.  Moi, ça m'a juste fait rire quand je l'ai lu.  Mais, mon épouse elle, ça l'a un peu traumatisée.

Voilà, nous sommes sur la ligne de départ, à-demi extatiques, à-demi terrifiés.  Et zou! c'est parti mon kiki !!!

Une foule de plusieurs centaines de personnes se rue en hurlant comme de vrais spartiates et le feeling de rush d'adrénaline est absolument incroyable.  Alors que je faisais mes premiers pas de course, au ralenti j'analysais la vue qui m'entourait : toute cette foule qui grimpait la pente ardue d'une montagne...  absolument indescriptible comme sensation de puissance.

Puis, après une minute ou deux de course en montagne...  fuuuuuuuuck, c'est vraiment tough !
J'ai déjà les jambes qui veulent mourir et on vient à peine de commencer.  Je n'y arriverai jamais !
Je respire comme un fumeur invétéré, cherchant mon souffle alors que des gazelles et de musculeux mollets me dépassent, l'air de rien.  Okay, je suis définitivement pas assez en forme pour ça.

Les derniers membres de mon équipe me dépassent et je me retrouve déjà à faire cette course-là tout seul : moi contre moi.  Ou plutôt : moi qui souffre et veut juste retourner me coucher contre moi qui est une osti de tête de cochon et qui veut finir la course coûte que coûte, dussé-je la faire en rampant et que ça me prenne jusqu'à demain matin.

On grimpe encore cette foutue pente qui n'en finit pas.  Elle est interminable, elle nous casse, elle nous tue dès le départ.  On finit par atteindre le sommet et c'est avec soulagement que je vois qu'on la redescend.  Je descends et vois une belle file de gens qui s'engagent dans un trou de bouette et de barbelés où ils faut ramper.

On y va aussi.

Ok, la bouette c'est un bel ajout et c'est vraiment trippant de se salir, de se défoncer et de ramper.  Ce qui l'est moins, c'est que le trou de bouette en question est tapissé de roches qui vous lacère les genoux.  Ramper, c'est pas si forçant.  Ce qui a rendu cette partie difficile, c'est la putain d'atroce douleur qui vous traverse les genoux à tous les mouvements.  On s'écorche, on se coupe, on saigne.  Vraiment moins trippant soudain.  Et j'imagine qu'une couple de personnes devaient être proches de l'hypothermie vu la température qui frôlait le zéro absolu et le fait qu'un gros gicleur au-dessus de nos têtes balançait une eau glaciale pour rajouter du plaisir.

Mais moi, j'avais un manteau semi-imperméable sous mon t-shirt et franchement, ça m'a sauvé.  J'ai eu le chest à une température frette mais pas en train de mourir pour toute la course.

Enfin sorti du trou de bouette, on rampe enfin dans une montagne de neige.  Alors les mecs, l'hypothermie, vous la sentez venir ?  Ça vous brûle vos genoux écorchés et ça vous apprendra à vous engager à faire des courses de dément !  Mouhahahahhahahah !  (de se dire un vilain de dessin animé, caché quelque part pas trop loin en se frottant les mains ou en caressant un gros chat)

Et c'est reparti pour une ascension de montagne, sautant par-dessus des demi-cylindres de caoutchouc,  Puis, une jolie ballade en forêt dans des sentiers bouetteux, puis soulever une poche de sable et la transporter en haut de la montagne et la redescendre, puis faire un parcours avec des boites de munitions pesantes, puis, tirer des poids sur un trajet avec une chaîne, puis sauter des trucs en bois.

Pendant ce temps, Valérie et Duca, en bas de la pente, regardaient passer les membres de mon équipe.  "Yééé, Félix va arriver bientôt !".  Étant mille fois moins en forme que le reste des Mud Eaters, cinq minutes passèrent et je n'apparaissait toujours pas.  Ce qui apparaissait cependant, c'est des gens qui passaient sur des civières, le visage en sang ou juste recroquevillés derrière une voiturette de golf, à-moitié conscients d'avoir tout donné.  Elles s'imaginaient le pire pour moi, vu mon retard.

Moi aussi, j'ai vu des maganés, dont cette fille qui était couchée par terre, les yeux ouvert mais n'ayant pas l'air "toute là", entourée de responsables de l'événement pour la remettre sur pattes.  On m'a même demandé une couple de fois si j'étais correct quand je prenais un break sur le bord de la piste, me demandant si je pouvais encore mettre un pied devant l'autre.

J'ai vu plein de gens qui m'encourageaient et sans joke, ça fait une méchante différence.  Dans un petit sentier, je me suis retrouvé seul avec un homme d'une quarantaine d'années qui avait l'air au bout du rouleau, tout comme moi et juste parce qu'on avait la même énergie, je me suis poussé à continuer et je suis sûr que je l'ai aidé aussi.  Il titubait devant moi, a faillit se planter une couple de fois en glissant dans la boue.  Mais il a tenu bon.

Après un bout de temps, la boue vous sèche dessus et enfin, vous avez moins froid.  Et comme vous vous dites que c'est pas si désagréable que ça, on vous refait ramper dans un trou de bouette pour passer sous un obstacle, dans une eau frigorifiée.

Dévalant une pente merdeuse, j'arrive en bas et Valérie me dit que je n'ai pas le temps de finir le trajet et qu'on doit retourner à Montréal si je veux aller faire le match de l'Impact au Stade Saputo.  Je suis déçu mais comme je suis épuisé, je ne le prend pas si mal.  J'en profite pour sauter par-dessus un brasier enflammé et sort du circuit.

Je n'ai jamais eu de médaille mais j'ai donné tout ce que je pouvais.  Qui sait, peut-être que l'année prochaine je vais réussir à le terminer ?

jeudi, mars 21, 2013

Rêve suspense en fractale

Cette nuit, j'ai fait un rêve vraiment louche.

Duca et moi sortions d'une épicerie où nous venions de faire quelques achats lorsqu'un homme nous demande s'il peut lire le journal qu'elle tient à la main.  ''Hein ?  Non !''.  Il tente de nous convaincre en prenant un ton enjôleur, se tanne et nous sort un couteau en nous demandant tout notre argent.

Sans attendre une seconde, je sors un minuscule pistolet des replis de mon manteau et le braque sur lui.  Il lutte pour tenter de m'en déposséder, le coup part et il reçoit une balle en pleine poitrine.  On rentre à l'intérieur pour appeler la police et une ambulance et tout les gens à l'intérieur sont en pleine panique.

Je sors à nouveau de l'épicerie et le voleur a disparu !
S'est-il enfui, blessé, mourant mais assez vivant pour s'évader ?

La police arrive et se met à fouiner partout, sans même nous parler.
Nous sommes dehors et trouvons un homme noir étendu au sol sur le stationnement près de l'épicerie.  Est-il mort ?  Est-ce l'homme qui nous a attaqué ?  Non, finalement c'est notre voisin qui nous faisait une farce.

Ensuite, dans les semaines qui suivent je suis vraiment paranoïaque, m'attendant à ce que le voleur revienne pour se venger.  Je fouille l'intérieur de notre maison, soulevant les matelas pour être sûr qu'il ne se cache pas dessous, allant même jusqu'à faire ma patrouille avec mon pistolet, ce qui fait un peu paniquer Duca.

Plus tard, je suis au restaurant de Rafaël Ouellet (oui, oui, le réalisateur de Camion et ancien employé de MusiquePlus) - évidemment dans la vraie vie, il n'est pas propriétaire de restaurant.  Dans la cuisine, son frère qui est chef cuisinier m'invite à travailler avec eux.  Pour préparer ses mets, il a une table sur laquelle il électrocute de gros singe-rats (comme dans Braindead, de Peter Jackson), un peu comme une chaise électrique.  Horrifié, je me sauve de là, ne voulant rien avoir à faire avec ça.  Rafaël, qui ne comprend pas de quoi je lui parle me dit qu'il n'a pas de frère.

Soudain, c'est comme si les dominos de ma mémoire se relèvent et se replacent et je me rends compte que si  Raf n'a pas de frère, les évènements depuis que j'ai tiré sur le voleur, aucun de ces évènements n'ont de sens.  Et je comprends que depuis, j'avais sombré dans la folie.

Il n'y pas eu de tentative de vol.
Je n'ai jamais possédé d'arme de toute ma vie.
Depuis des semaines, je suis juste entré dans une psychose profonde, psychose provoquée par quelque chose que je ne parviens pas à saisir.  Et les gens autour de moi m'ont laissé nager pleinement dedans, de peur de me provoquer un choc.

FIN.


mercredi, décembre 19, 2012

Le Hobbit: 48 frames par seconde

Duca et moi revenons tout juste d'aller voir "The Hobbit: An Unexpected Journey", un putain de chef-d'oeuvre (dis-je en mâchant mes mots).

Déjà, j'étais extrêmement curieux d'aller voir le tout dernier film de Peter Jackson, puisque j'avais entraperçu il y a longtemps un article qui parlait du fait qu'il voulait à tout prix tourner son film à 48 images par secondes plutôt que 24, qui est la norme cinématographique.

Et ces articles nous parlaient d'une rumeur disant que certains spectateurs sortaient malades du cinéma.

J'ai lu encore un article cet après-midi qui pétait la gueule d'aplomb à la version 3D HFR (High Frame Rate ou Taux d'Images/Seconde Élevé) disant que ça rend les éclairages, les maquillages, les effets spéciaux complètement dégueulasses, chose qui pourtant se rétablit quand on regarde le film en 3D normal ou en 2D.

Vous me connaissez, j'avais soudain envie de voir par moi-même le phénomène pour me faire ma propre idée.  J'ai donc acheté mes billets au Centre Banque Scotia dans la salle Ultra AVX 3D (une salle avec des sièges plus spacieux qui doit probablement coûter plus cher mais qui est le même prix lorsqu'on se sert de nos points "Scènes"), la seule salle à Montréal, je crois, qui passe la version en 48 frames/secondes.

On met nos lunettes, on incline nos sièges et on se prépare...

Et zou, ça commence.

Dès le départ, j'ai trouvé ça fucking louche.  Les 48 frames/secondes donnent une fluidité d'image jamais vue qui donnent un effet vraiment bizarre aux mouvements.  Si vous avez déjà tenté de regarder un film (pas une série télé bidon), DVD ou Blu-Ray sur votre grosse télé HD toute neuve et que vous n'aviez pas coché l'option du filtre "jeux vidéo", vous savez de quoi je parle.  Vous regardez ce film qui coûte des millions de dollars et vous avez cependant l'impression que c'est tourné avec une caméra cheapette, style caméra-reportage, style Blair-Witch Project...  tiens, meilleure comparaison, c'est comme quand vous regardez les "Behind The Scenes" d'un DVD, les scènes coupées qui n'ont pas été retravaillées, refiltrées et que vos acteurs favoris, vos personnages favoris n'ont aucune magie pour les accompagner.  Vous n'arrivez pas à surprendre votre sens de la réalité pour "croire" en la fiction de ce que vous regardez.

Ça m'a fait le même effet que lorsque j'ai été voir "The 6th Sense" au cinoche du dollars et que le projectionniste avait mal positionné le film sur l'écran.  La première scène du film (hyper dramatique avec un gars qui se suicide) était complètement farfelue du fait que je pouvais voir le micro perche en haut de l'écran pendant toute la scène (qui est hors du "Safe Action" comme on appelle dans le métier).

Mais ok, ne vous arrêtez pas de lire ici en vous disant que ma critique n'est que négativisme, parce que c'est vraiment tout le contraire.

Les 15-20 premiers minutes du film, je les ai passées dans un "twilight zone", où mon regard explorait l'écran, dérangé par cette texture nouvelle et bizarre, l'effet du 3D, la profondeur de champ, les décors, les couleurs.  Mon oeil était totalement déstabilisé.

J"avais l'impression d'écouter une série-télé des années '80 avec beaucoup de budget.  Tout avait l'air cheap et louche et le jeu des comédiens était pourri et je ne parvenais pas à suivre l'histoire parce que j'étais dérangé, troublé par l'image.

Puis, tranquillement, mon esprit a explosé.

Pourquoi 48 frames/secondes vous demandez-vous, au juste ?
Parce que, d'après ce que j'ai compris, du moment qu'une caméra est en mouvement, plus elle va vite, plus elle produit un flou de mouvement.  Et plus on a de frames, moins le flou est prononcé.  Donc, si vous shootez en 24, vous ne pouvez pas faire des mouvements aussi rapides qu'en 48.  Aussi, Peter Jackson voulait donner un look plus réaliste à son film (chose réussie si vous vous fiez à l'impression que j'avais de regarder un reportage aux nouvelles).

Mon esprit, disais-je, a explosé.
Après le moment d'adaptation dont je vous parlais, mon oeil s'est comme qui dirait stabilisé.  Fuck, les couleurs de ce film sont saturées, les paysages majestueux, les combats violents, rapides, puissants, en mouvement.

Je peux dire sans me tromper que vous n'avez jamais rien vu de tel.

Ce look plus réaliste donne un effet complètement démentiel lorsque soudain, le réalisme est intégré avec des effets 3D qui sont complètement imaginaires.  Vous regardez un reportage de nouvelles avec des aigles géants, de la magie, des combats monumentaux avec des centaines de personnages qui s'affrontent...

Parfois, j'avais littéralement l'impression d'être assis sur un champ de bataille.

D'accord, si vous voulez être critiqueux, vous pouvez me dire que certains effets spéciaux ont encore l'air de des effets spéciaux (et on s'en sort rarement avec des personnages quasi-entièrement fait par ordinateur), mais pour un film aussi bien patenté, je pardonne entièrement.

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The Hobbit: An Unexpected Journey est le premier chapitre (de deux).  Allez le voir.

Si vous êtes game de faire une nouvelle expérience qui va peut-être complètement ruiner votre film (mais Duca aussi a tripée en passant par les mêmes étapes que moi), allez le voir en 3D HFR.

Si vous êtes plus conservateurs, il y a encore le 3D (ou encore Imax 3D si vous êtes plein aux as).

Et si jamais vous voulez juste voir un excellent film sans être distrait par quoi que ce soit, il reste la version 2D.

Trop de choix, c'est comme pas assez !

Sur une dernière note, je ne sais pas si cette technique du HFR va ouvrir les portes à d'autres cinéastes (moins talentueux) et devenir plus tard une norme ou seulement une "histoire d'un soir", mais ça vaut du moins la peine d'être essayé, ne serait-ce que pour dire qu'on l'a fait.

mardi, décembre 11, 2012

Prédictions 2012-2013

Je ne sais pas si vous aviez remarqués mais d'ici quelques jours nous serons le 12 décembre 2012, ou en langage de gros mongols, le 12-12-12.  D'après un article que ma tendre et chère épouse Duca vient de lire (c'est en croate, alors je ne vous mets pas le lien), une astrologue (très) quelconque a prédit que pour ce jour spécial entre tous, il y aura un chaos total dans le monde informatique et que tout le monde devrait sauvegarder toute ses informations sur clé USB pour être sûr de ne pas les perdre.

Peut-être ne le saviez-vous pas mais moi aussi j'ai des visions Ô combien précises du futur qui me proviennent directement du Grand Frigo Célèste qui Flotte dans l'Espace-Temps des denrées pas encore passées date.

Et j'ai eu une vision concernant le 12 du 12 du 12, moi aussi !

J'ai eu la vision que tous les astrologues et connards de charlatans vont mourir dans d'atroces souffrances (gonorrhées explosives, combustions spontanées mais très lentes, sciés en deux morceaux dans des numéros de magiciens, piétinés par des millions lemmings) justement le 121212 !!!

Je sais que ça vous fait un peu peur mais ça ne devrait pas.  Enfin, l'humanité sera libéré de tous les abrutis charismatiques qui jouent sur ses peurs et inventent n'importe quoi pour semer la panique et et tentent d'emplir leur porte-feuille dans la cohue qui s"ensuit.

Vous saviez qu'il y a quand même une couple de personnes qui pensent à se suicider avant le 21 décembre prochain parce qu'ils ne veulent pas subir l'Apocalypse ?  Très probablement quelques cultes très profitables en ce moment aussi qui s'emmuraillent dans des bunkers en préparant du Kool-Aid ?

Tout ça grâce à des gens qui aiment s'enrichir sur le dos des paranoïaques.

Voulez-vous que je vous dise, on va tomber en 2013 et rien ne se sera passé.  Pas de bug de l'an 2000, pas de désalignement des planètes, pas de giga-volcans ou de méga-tornades.  Je vous le parie.  je vous donne 100$ chaque si je me trompe et qu'on meurt tous !  Promis.

mardi, décembre 04, 2012

Cadeau Empoisonné

Hier, je sortais enfin d'une première journée de rude travail à un nouvel endroit quand je passai devant une machine à boisson gazeuse.  "Tiens, me semble que je me boirais bien un coke", que je me dis.  Juste comme j'arrive pour regarder si j'ai du change, voilà que j'aperçois qu'il y a une pièce de 1$ encore dans la chute de monnaie de la machine !

- Whoa cool, une liqueur gratis !  Ça finit bien une journée.

Je m'achète donc un coke puis sort du studio avec une quinze-vingtaine de minutes de marche devant moi avant de pouvoir arriver au métro.  Faisant un peu frisquet et venteux, je n'ai pas trop le goût de me geler en plus les mains sur la cannette hyper-froide alors je la met dans ma poche de manteaux en me disant que j'allais la boire un peu plus tard.

Arrivé au métro cependant, j'en profite plutôt pour lire un peu en attendant mon train, puis enfin assis à l'intérieur, je suis pris dans ma lecture et je ne la sors toujours pas de ma poche.

Les stations passent et rapidement, me voilà arrivé à la Station Parc, station de tous les déplaisirs, de tous les maux et, bien sûr, station de mon chez-moi.

Je mets mon livre dans mon sac à dos puis, sans avertir, la cannette sort de ma poche et s'en va rencontrer le sol dans un bruit de grenade atomique.

- Aaaaaaah, criiiiiife !

Comme de fait, la chute a perforée la cannette qui pisse maintenant un jet ténu et surpuissant.  Fuuuuuuuck.

[mini-intermède:  Imaginez-vous donc que alors que je tapais les derniers mots avant ceci, ma page est devenu complètement blanche et j'ai perdu mon texte au complet.  J'étais en train de péter une coche et de chercher si je pouvais le retrouver en appuyant sur "page précédente".  Je me disais: "Ça fait des mois que ma fibre écrivaine n'avait pas été titillée et que je n'ai pas eu de plaisir à écrire un texte.  Et ça, ça fait VRAIMENT totalement putainment chier".

Puis, finalement, grâce à la fonction de sauvegarde automatique de Blogger, j'ai finalement réussi à récupérer mon texte au complet.  Pfiou !]

Je récupère la cannette et met mon pouce sur le mini-trou, un peu comme si je tentais d'empêcher un sous-marin de couler, mais en plus héroïque, ma première pensée pour les gens autour de moi qui vont se faire éclabousser et sort du wagon.

AAAAAh, calvaire !  C'est qui le fucking connard d'employé ou de fonctionnaire qui, dans une réunion, s'est exclâmé: "J'ai un projet révolutionnaire !  On va enlever toutes les poubelles de dans le métro et les foutre juste à l'entrée, pour être sûr que les usagers n'aient nulle part ou mettre leur déchet sur les quais.  On va sauver les planète, mes amis !!!"

Parce que là, avec une grenade sucrée en main, qui bouillonne et fait un superbe PSCHIIIIII contre mon pouce, il faut que je grimpe trois étages avant de pouvoir en atteindre une, de poubelle !  Donc, je grimpe les escaliers quatre à quatre, je prends l'escalier roulant et croyez-le ou non, le jet et la pression de la boisson dans la cannette sont rendus assez puissant que je ne sais pas si je vais réussir à me rendre sans en foutre partout.  À tenter de retenir l'explosion de liqueur gommante, j'en ai vraiment le pouce fatigué et endolori et je finis par sprinter les quelques mètres restant avant de faire un salto avant suivi d'un double latéral en criant comme un samourai et SALM-DUNK dans la poubelle qui soudain s'illumine comme un arbre de noël psychédélique alors que retentit une sirène, un gong et le bruit d'une centaine de feux d'artifices qui explosent non loin de là.  La foule est en délire et me porte sur ses épaules en scandant mon nom et les gens klaxonnent, en faisant du car surfing pour célébrer ma victoire.

La cannette dans la poubelle, finalement, je rentre chez-moi, la main plus collante.